LA FIN DES FORÊTS

CREATION 2020 

« Nous ne vivons plus à l’intérieur d’un horizon (fut-ce un jour le cas?). Nous ne vivons plus en un lieu où le soleil se lève
et se couche. Nous avons perdu le sens, la signification des événements qui arrivent à l’horizon (les avons nous jamais possédés?). Les étranges configurations d’étoiles ou 
de lumières ou de nuages dans le ciel, telle écriture de tel être comsique, ont disparu. L’espace n’est pas une chose qui se trouve au delà de l’ionosphère. Nous sommes dans l’espace ici et maintenant »

Timothy Morton, La pensée écologique





INTENTION


Alger, 5 octobre 2017, je me lève sur la baie d’Alger, réveillé par l’appel à la prière. Il fait encore sombre. La baie s’ouvre peu à peu, le soleil apparait et avec lui le paradoxe d’un horizon sans limite dans un pays où la jeunesse est face à un horizon clos. Cette aube, je l’ai rêvée avant de la connaître, elle demeure un événement indélébile, une détonation qui retentit encore dans la mémoire et dans le rêve.

Avec l’artiste sonore berlinoise PYUR, c’est ce paysage invisible que nous aimerions explorer avec un groupe de quatre interprètes rencontrés durant mon parcours. Il s’agit de plonger dans ce paysage d’aube et d’en tracer une ligne entre le passé, le présent et futur. Il s’agit de proposer un language pour des corps en immersion dans le rêve, en torsion sur eux même, en frôlement, en glissement. Réunie autour de quatre figures de rêveurs, l’écriture chorégraphique est une plongée à l’intérieur d’un rituel de soin où les interprètes rêvent d’espaces infinis et de corps de géants. Quatuor de solitudes et pièce de groupe, la fin des forêts cartographie un paysage en voie d’extinction et construit un maillage d’éléments naturels et de mains magnétiques qui vibrent et se déploient jusqu’au corps des spectateurs. 

La pièce tente de capter une sensation de l’horizon, sa fréquence mélancolique et sombre, de conduire ses échos de l’espace tactile de la paume de main à l’espace social du plateau.



« The music is holding the space for the group, combining archaic and futuristic soundscapes, constantly shifting between tension and relief. Deeply inspired by nature and pure elemental forces the music is dancing on the edge of sound sculpture and melodic story telling. The intention of PYUR is to support the performers through their own sensory journey and connect them with different dimensions of time and space and beyond. Shifting from fragile and intimate compositions to vast and majestic expression, the music will react to the movements and gestures of the group as well as opening directions for the piece to unfold »

PYUR

ÉQUIPE


Chorégraphie & conception Benjamin Bertrand
Création sonore originale PYUR (Sophie Schnell)
Interprétation Breno Caetano, Alexandre Bibia, Daphné Biiga Nwanak, Léonore Zurflüh
Conseils dramaturgiques : Duncan Evenou
Lumières : en cours
Stylisme : Patrick Weldé

Administration & production : Soline de Warren Diffusion & développement : Marion Gauvent


PRODUCTION | Radar

Coproductions et soutiens | TAP-Théâtre Auditorium de Poitiers ; L’Institut français - Villa Kujoyama - Fondation Bettencourt-Schuller; OARA (Office artistique de la région Nouvelle-Aquitaine)

Résidence : en cours