LA FIN DES FORÊTS (2021)

Quatuor, 75mns

« Nous ne vivons plus à l’intérieur d’un horizon (fut-ce un jour le cas?). Nous ne vivons plus en un lieu où le soleil se lève
et se couche. Nous avons perdu le sens, la signification des événements qui arrivent à l’horizon (les avons nous jamais possédés?). Les étranges configurations d’étoiles ou 
de lumières ou de nuages dans le ciel, telle écriture de tel être comsique, ont disparu. L’espace n’est pas une chose qui se trouve au delà de l’ionosphère. Nous sommes dans l’espace ici et maintenant »

Timothy Morton, La pensée écologique

«Si le deuil est affaire de circulation et d’échanges entre les vivants et les morts par la voie des images sous toutes leurs formes (fantômes, visions, hallucinations et souvenirs) alors il faut que cette circulation s’ouvre au surcroît et à la surabondance du don»

Marie-José Mondzain, Homo Spectator





PRESENTATION

Avec La fin des forêts, Benjamin Karim Bertrand approche sa première pièce de groupe comme une pratique de l’horizon, cette idée dont la chair ne cesse de s’échapper quand on tente de la définir ou de la représenter, cet «être de porosité» écrit Maurice Merleau-Ponty. Ce titre de fin des forêts ne dit pas un désastre écologique à venir et n’emprunte pas la parole prophétique.

Il s’entoure de l’artiste sonore PYUR et de quatre interprètes.
Ils sculptent une fresque temporelle autour d’une partition cyclique composée par des mouvements de chûtes et des courses vers les lointains, des gestes d’emprise et des gestes de soin, des danses liquides et des énergies magnétiques. Le collectif est pris dans une expérience de l’urgence : il tente de maintenir un flux débordant et invisible par l’affleurement des contacts, la répétition des motifs rythmiques, la structure symétrique des motifs spatiaux.

Aux prises avec l’érosion des forces, celle ou celui qui ferme les yeux puis chute est rattrapé(e) par les mains de la communauté. Il n’est pas ici question de sacrifice sans réparation, d’une cruauté de sacre sans guérison.
La fin des forêts est un chant obstiné.


« The music is holding the space for the group, combining archaic and futuristic soundscapes, constantly shifting between tension and relief. Deeply inspired by nature and pure elemental forces the music is dancing on the edge of sound sculpture and melodic story telling. The intention of PYUR is to support the performers through their own sensory journey and connect them with different dimensions of time and space and beyond. Shifting from fragile and intimate compositions to vast and majestic expression, the music will react to the movements and gestures of the group as well as opening directions for the piece to unfold »

PYUR

EQUIPE


Chorégraphie & conception | Benjamin Bertrand
Création sonore originale | PYUR (Sophie Schnell) Interprétation | Alexandre Bibia, Léonore Zurflflüh,deux autres interprètes en cours de distribution
Lumières | Abigaïl Fowler
Administration & production | Soline de Warren

PARTENAIRES



PRODUCTION | Radar
Coproductions et soutiens | TAP-Théâtre Auditorium de Poitiers ; Ménagerie de verre (Paris)